Un innocent derrière les barreaux
Je souhaitais vous faire part d’une injustice et d’une censure, encore possible au XXIème siècle. Comme nous sommes tous un peu esclave des médias pour se tenir informé, je tenais donc à vous faire partager une lettre ouverte, envoyé par des personnes soutenant Yann Faucher, un agent de surveillance injustement en prison, afin que la police, pas toute blanche dans cette affaire ainsi que les jeunes d’une banlieue de Villeparisis ne se fassent pas entendre par la violence. Sachons le, de nos jours, mettre un innocent en prison est faisable, en silence et sans couverture médiatique. Les journalistes préfèreront défendre sans relache leurs confrères en Irak (et à juste raison) plutôt que de relater quelques minutes un fait comme celui-ci, en France, à quelques kilomètres de chez nous.

Lettre ouverte à messieurs les directeurs de TF1, France Télévision et LCI.
Objet : Censure sur l’affaire de Villeparisis.
Messieurs les Directeurs,
Comme vous devez le savoir, depuis le 30 novembre 2004, un jeune homme se trouve dans le coma et trois cheminots de la SUGE SNCF sont mis en examen et l’un d’entre eux est écroué à la prison de la Santé depuis le 3 décembre 2004. Ces trois cheminots clament leur innocence.
Vos différentes équipes ont réalisé des reportages et interviews, force est de constater que rien ne passe à l’antenne, pourquoi ?
Alors que pour cette même affaire, toutes vos chaïnes, et c’est normal, ont repris très largement la manifestation de SOS racisme réunissant 300 personnes, rien ne passait sur vos chaïnes respectives le 9 décembre 2004 quand plus d’un millier d’agents de la SUGE SNCF manifestaient en silence avec une banderole réclamant : » Justice et Vérité pour Abdelkader et Yann » . Cette marche s’arrêtant à quelques mètres de la prison de la santé, là où est incarcéré notre camarade Yann.
Comble de la désinformation, vous avez préféré couvrir un événement majeur : »un renne du Père Noël s’était échappé dans le bois de Boulogne » . S’il n’y avait pas un homme plongé dans le coma et un autre en prison et deux de ses camarades mis en examen, cela pourrait prêter à sourire.
Le 11 janvier 2005, c’est une nouvelle fois plus d’un millier de cheminots en majorité agents de la SUGE qui cette fois manifestaient avec comme slogans »Yann et ses collègues sont innocents, nous voulons, nous aurons la vérité ! » ou encore »Non à l’arbitraire oui à la justice ! » . Pas un mot sur vos chaïnes, alors que vous avez, ce qui est normal, relayé la manifestation des infirmières qui regroupait 300 personnes le même jour, ce qui est anormal c’est que vous n’avez rien diffusé sur la manifestation des cheminots alors que vos équipes respectives étaient présentes.
Depuis le début de cette sombre affaire mon organisation syndicale a répondu favorablement aux sollicitations de vos équipes, que ce soit le secrétaire de ma fédération, moi-même ou des agents de la SUGE, mais rien n’est diffusé à l’antenne, auriez vous des pressions ou des ordres ?
Dans la récente période vous avez su, à juste titre, vous mobilisez pour des journalistes pris en otage en Irak, et sachez que nous avons été solidaire de cette action.
Mais ne pensez vous pas qu’un homme qui clame son innocence et qui est de ce fait otage du système judiciaire, mérite un tant soit peu une couverture médiatique ?
Bien sur mon courrier ne remet nullement en cause le professionnalisme de vos équipes de reporteurs, mais il est évident que des ordres ou des pressions s’exercent pour que le travail de vos équipes ne soit pas diffusé à l’antenne.
Dans l’attente d’une hypothétique réponse, veuillez agréer, Messieurs les Directeurs mes salutations et croire à mon attachement indéfectible à la liberté de la presse, à la justice et à la liberté.
Posons nous les bonnes questions :Lors de l’interpellation d’Abdelkader Ghedir par la surveillance Générale il n’y a eu aucune violence disproportionnée et sa tête n’a pas heurté le sol. C’est d’ailleurs confirmé par les agents de la Suge et la police lors de la reconstitution. A cet instant Abdelkader Ghedir est en bonne santé, il insulte à la cantonade tous les fonctionnaires se trouvant aux abords, sans discontinuer et persiste alors qu’il se trouve dans le véhicule de Police.
- - Pourquoi le Brigadier Chef demande aux agents de la Suge (qui veulent se rendre au commissariat de Police ) d’attendre deux minutes après le départ de la voiture de Police qui emmène Abdelkader ?
- - Le Brigadier Chef et son équipe ont-ils eu à faire à Abdelkader avant les faits ?
- Le fonctionnaire de Police qui monte à l’arrière du véhicule avec Abdelkader fait partie de l’équipe du Brigadier chef !!!
Celui là même qui invente le lendemain un coup de genou !! - - Que s’est il passé lors du transfert entre la gare et le Commissariat ?
- - Le véhicule de Police s’est il arrêté en route ?
- - Abdelkader Ghedir aurait il reçu un coup de planche ?
- Il y avait des planches dans cette voiture (à l’arrière) ! - - Ou serait il tombé du véhicule ou encore aurait il été aidé ?
- Avec les mains attachées dans le dos par des menottes on imagine facilement une chute la tête la première. - - Arrivée au Commissariat il est estourbi ?
- Il ne peut pas descendre du véhicule !
Une jeune stagiaire gardien de la paix l’a annoncé dans le Commissariat: « il ne veux pas sortir« - - Est il sorti délicatement ?
- - Pourquoi cette blessure au menton et cette marre de sang dans le Commissariat ?
- Il y a pas de trace de sang dans la voiture de Police !
Et ce fonctionnaire qui après qu’ Abdelkader Ghedir soit descendu du véhicule demande à ce que soit appelé le SAMU !
« Il pisse le sang, appelez le SAMU » crit il !! - - Où est la chronologie exacte des faits ?
- - Le Brigadier chef cherche t il à cacher quelque chose ou à « couvrir » un de ses collègue pour avoir inventé ce coup de genou ?
- Lui-même dit que la tête d’Abdelkader Ghedir n’a pas heurté le sol ! - - Il veut mettre le coma sur le dos de la Suge ?
- Personne ne souhaite parler de ce qui s’est passé dans la voiture et au commissariat !!! - - Et les deux fonctionnaires qui avaient sollicité la Suge pour l’interpellation au motif qu’ils avaient été insulté par Abdelkader.ont-ils déposé plainte ?
- Ce soir là c’est le commandant de police du commissariat de Mitry qui est Officier de Police Judiciaire de permanence.
C’est un ancien de la Police Judiciaire de Meaux !
C’est lui qui va aviser le procureur de Meaux - - A t’il été objectif et impartial dans son récit des faits ?
- Merci d’avance à tous ces fonctionnaires de police de se rappeler rapidement la véritable version des faits et d’avoir le courage de dire la vérité.
En espérant que la santé de monsieur Abdelkader Ghedir s’améliore et qu’il puisse apporter la lumière dans cette affaire.
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